Réflexions actuelles charmantes (in french)

Il serait temps que je m’exprime sur ces sujets pour lesquels j’ai de grands débats intérieurs mais aussi extérieurs avec mon entourage, un peu comme nous tous aujourd’hui… Cet article risque d’être long et je vais m’efforcer de l’organiser un minimum, avec plus ou moins de succès.

Dans ce climat pesant, fait de paradoxes et de paranoïa, où l’accent est mis sur le harcèlement de rue et où le matraquage médiatique s’attarde sur des termes/expressions devenus des hashtags tels que “minorité opprimée”, “charge mentale”, “patriarcat”, “mâle blanc cisgenre” et j’en passe et je ne vais pas m’attarder car déjà le sang me monte aux oreilles, il serait bon que chacun essaye de réfléchir posément à la situation, sans passer par un discours normatif, rébarbatif et finalement assez effrayant. Sur les forums ou dans les commentaires youtube, je lis des jeunes filles, de 15 ans ou moins, reprendre des expressions et faire siennes des expériences qu’elles ne connaissent pas. Mieux vaut prévenir que guérir, oui parfois, mais tuer l’innocence dans l’œuf et créer un discours généralisé (toi, fille, femme, tu subiras ça, et ça, et on attendra de toi que tu te taises) c’est au mieux dangereux, au pire biaisé. Des déceptions oui, des injustices oui, mais n’est-ce pas le sort de chacun d’entre nous ? Sous couvert d'”apprendre aux jeunes filles à se protéger”, on leur fait peur. Leur affirmer que les hommes sont majoritairement des goujats qui ne les comprendront jamais et certainement les violenteront, est-ce les aider ? La communication est la clef, s’exprimer est la clef. Parfois haut et fort s’il le faut, mais pas nécessairement, et surtout avec assurance. Et l’assurance s’acquiert avec l’âge, l’éducation, l’expérience. J’ai une sœur de 15 ans, je me sens plutôt concernée par le sujet.

Raffi Kalenderian

Le féminisme. Je réfléchis au mot, découvert lors de mes premières années de fac, et qui m’avait paru ouvrir des voies cachées insoupçonnées. J’ai alors beaucoup lu sur le sujet (“Orlando” de Virginia Woolf, Benoite Groult, de la littérature, des essais, plus tard “Beauté fatale” de Mona Chollet…) Je réfléchis et je pense à ces mots en -isme, affublés de ce suffixe qui parait indiquer un courant ou une catégorie fermée plus qu’un concept inaltérable et inaliénable. Le terme féminisme est-il alors mal choisi, périssable peut-être ? Mais là est un autre débat. Alors quoi ? Pourquoi ce que je vois, ce que je lis, ce que j’entraperçois à travers les discours de connaissances ou de célébrités me déplaît ? Et je rumine, je peste, je vois Oprah (insupportable Oprah), Emma Watson, Beyonce (qui domine le monde) user le mot jusqu’à la corde et ça me donne la nausée. Parce que le féminisme assimilé au capitalisme, non merci. On entend parfois que “le féminisme ne fait pas vendre, qu’il est encore perçu comme un gros mot” mais, mais, sérieusement !? Devenu au contraire tellement à la mode et tendance, il est, comme pratiquement tout concept monétisé, dépouillé de son sens.

Il va falloir ouvrir les yeux et prendre conscience que lorsque le milieu de la mode ou des stars interplanétaires s’emparent de quelque-chose (à quand la franchise), ce n’est pas juste par empathie ou dénué d’intérêts personnels (argent argent je crie ton nom.) J’ai beau être naïve sur pas mal de choses, sur ce point je ne peux pas me laisser berner. Si j’ai de plus en plus envie de bouder le mot et ce qu’il signifie pour ces gens, c’est parce qu’il est devenu monstrueux de non-sens, de violences et qu’il s’éloigne de tout ce qui pourrait faire un monde meilleur, but ultime. Si cela sert la cause, entend-on, alors peu importe les moyens. Mais justement ! Cette surenchère, cette propagande (=action exercée sur l’opinion pour l’amener à avoir et à appuyer certaines idées), ces jugements sur les gens qui ne souhaitent pas prendre la parole sur le sujet me hérissent les poils de jambes. Tu es soit avec nous, soit contre nous, la neutralité semble impraticable ce qui encore une fois demeure dangereux comme mode de pensée. Tu ne te dis pas féministe ? Mais alors tu es un vieux misogyne dégueulasse.

Parlons à présent un peu éducation. Car je suis une femme certes, mais depuis quelques temps aussi et avant tout une mère. Petite aparté et n’en déplaise à certain, j’apprécie d’autant plus ma féminité depuis que j’ai porté et accouché d’un enfant et se savoir mère n’exclue pas de se sentir femme. Tout comme ne pas devenir mère n’est pas un obstacle dans la réalisation de soi il me semble.

Laissez-moi être sceptique face à ces cahiers d’activités non-sexistes, à ces nouveaux modes d’éducations objectivement très orientés : un enfant n’a pas la même perception des choses, il est pur dans ses remarques et dans sa vision du monde, jusqu’à un certain point où il devient entaché par le discours de ses parents et son entourage. Apposer le label “livre antisexiste” n’est pas gage de qualité, et il existe tellement de jolis et intelligents livres pour les enfants, à vous de voir comment vous voulez lui raconter les histoires. La bienveillance, l’amour, la tolérance, le respect et le bon-sens sont les meilleures clefs qui existent pour qu’un enfant respecte à son tour ses pairs, hommes, femmes et autres, sans distinction de genre, de nationalité ou de couleur. Toi, le parent, tu es son meilleur modèle. J’ai lu le “Manifeste pour une éducation féministe”, presque unanimement acclamé, de Chimamanda Ngozi Adichie et entre deux bonnes idées ou réflexions, j’ai bondi à plusieurs reprises. Mon but ici n’est pas de faire un commentaire de texte sur son livre mais pour résumer, j’adhère peu ou prou à ses propositions. De plus, oui mon enfant est un garçon mais mes craintes pour lui d’évoluer dans un monde violent, dur, injuste, où le conformisme et l’argent règnent en maître, ne sont pas amoindries du fait de son sexe. Quid de la pédophilie, qui n’épargne pas les jeunes garçons ?

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Conclusion momentanée, mon cas d’école et un peu d’auto-centrisme

Je ne suis pas juste une femme, je suis une histoire, une famille, des origines, un parcours, des aspirations, un caractère. Je sais que mon sexe n’est pas faible, au contraire, que chaque individu s’affirme comme il le peut et en cherchant à suffoquer le moins possible. Honnêtement, quand tu es bien dans ta tête et dans ton corps, que des aspirations qui te dépassent guident tes pas et ton chemin de vie, tu trouveras toujours ton compte et un juste milieu entre le statut de Madone et de Putain, arrêtons de nous offusquer pour si peu. L’homme, peu importe sa couleur et son orientation sexuelle, n’est pas notre ennemi. Il y a des individus, das classes sociales, des contextes, qui jouent bien plus sur le quotidien qu’une histoire de mâle ou de femelle. La fin peut justifier les moyens, mais ici nous parlons de virer dans un extrême qui exclue toute personne représentant la norme. J’entends encore mon ex coloc s’énerver sur son mec, et lui rétorquer après un monologue féministe “je ne te demande pas ton avis, tu n’as pas à le donner, tu n’es pas une femme tu ne peux pas savoir”, est-ce ça la communication ? Pourquoi ne peut-elle pas entendre ce qu’il a à dire ? Soi disant parce que la société patriarcale l’empêche de s’affirmer en tant que femme ? Vraiment ? Couper la parole à l’autre et l’interdire de s’exprimer, ça s’appelle de la censure, peu importe le point de vue. La même personne qui se revendique féministe et défenseur des opprimés me disait avec condescendance après mon accouchement “ah mais toi tu vas rester avec ton bébé à la maison.” Pour un temps oui merci j’ai cette envie. Et cela ne fait pas de moins une sous-femme-bonniche.

Femmes

Pour autant, je ne dénie pas le sexisme, qui est en effet présent à différents niveaux dans notre société, et bien sûr il m’est arrivée d’essuyer des remarques, de douter de moi (même si c’est plus souvent en tant qu’individu plutôt qu’en tant que femme) ou de me retrouver dans des situations inconfortables. Mais bizarrement, je me sens plus concernée par la forme de racisme banalisé que je perçois régulièrement aujourd’hui en France, aussi bien dans les sphères privées que publiques (cf mon article en anglais sur le racisme ordinaire) que par ce harcèlement de rue par exemple dont on nous rabat les oreilles, créant un faux débat et des propositions spécieuses (agrandir les trottoirs et j’en passe.)

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Alors les gens qui se présentent comme les sauveurs de l’humanité parce qu’ils pensent détenir le chemin de la vérité (via le suffixe -isme), et qui te culpabilisent si tu cherchent à avoir un autre discours et à réfléchir différemment, j’ai envie de vous dire merde. Un peu de recul ne fait de mal à personne, bien au contraire. Si j’habille mon garçon en rose, que j’ai des poils sous les bras ou que je ne porte qu’occasionnellement du maquillage, que je mange végétarien et que je prends les transports en commun (ce sont mes choix), cela ne fait pas de moi le messie ou un modèle féministe, je cherche comme tout le monde à trouver une place même s’il faut parfois jouer des coudes. Il est  vrai que le monde ne se porte pas au mieux, même si sous certains aspects et pour le bien commun il faut rester optimiste. Compartimenter, labelliser les individus sous-couvert de libérer la voix des opprimés et des minorités, c’est d’une hypocrisie telle que rien de bon n’en sortira. Les moyens utilisés sont d’une maladresse étonnante. Alors qu’à la fin, on souhaite grosso modo la même chose. Pour ma part, si on pouvait bannir les injustices (à mon avis majoritairement sociales pour parler de l’Occident), évoluer dans une bienveillance générale où chacun est libre d’être ce qu’il souhaite, ce serait magique et nous pourrions envisager l’harmonie. Et la tendresse bordel, la tendresse.

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Un si vaste sujet en si peu de lignes, j’espère avoir été claire et je m’excuse par avance des contresens éventuels. Je suis bien sûre réceptive à toute forme de critique, positive comme négative.

Crédits 1- Alessandra Genualdo, 2- Raffi Kalenderian, 3- Cécile Carrière, autres : perso & pinterest

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@vikyjune

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Things you might not need

When it comes to our home, the stuff we own should be useful. Not here just because everyone has got it or it is “the norm” to own them. I am not talking about decoration, art or stuff that makes us happy, those are more than useful and an expanding of our personality.

Here is a list of things you might consider not having in your life / home, especially if you live in a big city.

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  1. A car. Let’s start with a big thing. If you live in a big city, you do not need a car (at least in Europe.) Public transport is well thought, you can do everything and go everywhere easily. As for us, yes we do not have our driving licence (yet) which explain why we do not own a car but honestly, we really do not need one. Plus, it costs a lot of money and is bad for the environment.
  2. A fridge. It is absolutely possible to live without a fridge. For the story: last august, my ex-roomate left with the fridge and the washing-machine. We had to choose to spend our money in one item because we could not afford to buy both. With a baby, we chose the washing-machine (but for ten years I lived without one and it was totally ok.) Without a fridge, we do need to go more often to the groceries to buy fruits and vegetables, we cook only for one meal in order to have no leftover… but there is no big constraint. We do not eat fish, meat, milk or eggs so maybe it helps. As for the cheese (we do eat cheese), my brother-the-farmer told me that it is better to keep it outside the fridge in a special box: it will taste better (and smell stronger too.) My mum told me I had an great-aunt that lived 40 years without a fridge and died at almost 100 years old… See, very possible.
  3. A micro-wave. No need to explain. A micro-wave is a modern ustensil for hurry people. You really do not need one.
  4. A TV. I can not understand why people still have TVs nowadays. It is pure crap and with the internet, you can choose what to watch and when to watch it. In France in some places, the internet is very slow or barely exist but still: putting the radio on, listening to music or opening a book still are options.
  5. A cell phone. I did a post about living without a cellphone.
  6. Too many clothes. I have a reasonable amount of clothes (less than the majority but more than some people I guess) and a few pair of shoes and I do appreciate all of them. When we met with my boyfriend,  he had only a pair of jeans, one pair of shoes, two t-shirts and a coat… We bought him some new stuff since (for work or a big event like a wedding) but he really is what you can call a minimalist and you know, he is doing fine. If you love clothes, feel free to have a lot of them but only if you really enjoy having them around. If not, consider having less of them and keep the stuff you do wear. You can be stylish with just a few items.
  7. Too many cosmetics. I used to love beauty products and makeup, it was my “péché mignon” for a while. I still own a few makeup products (although I barely use it especially since I gave birth), a shampoo, a product to wash my face, a face cream and a deodorant. It is hard for me to let go but deep down I know I need less than that. My boyfriend use only soap (because I tell him to, if not for me he would use only water…), coconut oil (very useful) and sometimes pure clay. Maybe one day I’ll do the same beauty routine as he does… “If you can eat it, then you can put eat on your skin” he told me. Well, kind of logical but obviously, most of the products that are sold in stores are poison for our health, let’s keep that in mind before buying our next shampoo or body cream. Recently my friend Jamie gave me a soap and a creme that she made back in the US: check the Goat’s Goods it is all natural !
  8. Too many household products. Some soft soap (“savon noir”) and vinegar should be enough. Although I still find myself using wipes or bleach pastilles. Bad girl is still learning.

Any suggestion ? Which things do I not need without knowing it ? 

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Riikka Sormunen

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Super Books (a selection)

Those books I love and I always come back to. Beautiful books, funny books, super books I own and open on a regular basis just because it feels good.

  • Two books from an artist I really love (if I could I would buy everything she’s done) Aurélie William Levaux: “Sous ta barbe mon âme est morte” and “La Poutre de mon oeil.”

TB

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First

This August with my sister Victoire, we had the chance to exhibit some of our work in an old “lavoir” (washing place), which is a beautiful and very unique place. My sister (Instagram @vikyjune) is a young photographer. She also makes little notebooks and lovely things. I am very proud of her and also of me because it is my first real “adult” exhibition.

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photos B. Junot

Home

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Since december, I have got my name on a paper, an official paper, saying that I am the lease holder of an appartment. My first real appartment. The place where I am / we are going to live at least one year. I am a person who can feel herself at home pretty quick and almost everywhere but there is a time when moving a lot can become a problem. When it is not a self aware kind of choice.

I loved all these years (more than ten years already!) living with people, sharing a flat with friends, with strangers, sleeping on my brothers/friends couches. Having the possibility to pack my bag and being the next day to a new place, a new city, a new country was the freedom I did choose for many years.

Since september, I am working in Paris and happily pregnant. The time has come to settle down for a while. Surprisingly, I feel relief. Because we have plans, we are becoming parents and I am not by myself and living just for me anymore. Time has come and I finally know what it is like to have a purpose bigger than my own little person. It feels pretty amazing.

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I feel so lucky. A place where I can go anytime! Where I can cook! Where I can put my stuff on the walls and light some candles whenever I want to! Where I can paint and draw! Where I can clean up after my own mess!

People should never underastimate the luck they have to call a place “home”.